Hors musée

Hors musée

Du samedi 26 mars au samedi 23 juillet 2022

Le Mémorial des déportations, rattaché au musée d’Histoire de Marseille, installé dans un blockhaus construit par l'armée allemande en 1943, s’attache à transmettre l’histoire et la mémoire des hommes, femmes et enfants arrêtés puis déportés parce que nés Juifs ou réprimés en tant que politiques, résistants, otages ou « suspects ».

En 1940, Marseille est encore un port ouvert sur le monde, une porte vers la liberté pour certains, vers la reprise du combat pour d’autres. Dès 1942, lors de son occupation, Marseille bascule. En 1943, qualifiée de "chancre de l’Europe" par le régime nazi, elle cristallise la haine de l'étranger et de l’indésirable. Les événements tragiques de janvier 1943 menés par les Nazis avec la collaboration du régime de Vichy sont  longuement évoqués au travers de films, de témoignages des victimes: rafles des familles juives, évacuation et destruction des "vieux quartiers" et déportations.

Depuis le 9 décembre 2021 « Résistants une génération oubliée » aborde la Résistance à l’occupation et dans les camps de concentration au travers d’une exposition de huit portraits de résistants déportés et une nouvelle création audiovisuelle artistique immersive.

Une série de balades de mars à juillet propose de revenir sur cet évènement tragique de janvier 1943 qui a laissé des blessures encore vivaces dans la population marseillaise. Certains parcours seront aussi l’occasion de revenir sur des figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération.

 

  • Résistants, une génération oubliée

Samedis 26 mars, 23 avril, 28 mai et 25 juin à 16h

Par Laure Humbel, guide conférencière au musée d'Histoire de Marseille.
Les attentats de la Résistance au début de l’occupation allemande servirent de prétexte à la destruction des quartiers du Vieux-Port en janvier-février 1943. L’une des motivations de cette décision fut la volonté d’éradiquer toute forme de résistance à Marseille. Sur les traces de cette histoire, une balade urbaine du musée d’Histoire au Mémorial des Déportations se poursuivra par la découverte de l’exposition « Résistants, une génération oubliée » et de la création immersive « Résister ».

Gratuit sur réservation jusqu’au vendredi précédant la balade à 16h : musee-histoire@marseille.fr . Les réservations ouvrent 15 jours avant la date de chaque balade.

  • Tabula Rasa  : Balade sur la destruction de la rive nord du Vieux-Port en 1943

 Dimanche 3 Avril et jeudi 5 Mai à 16h

Par Natalie Meissner, médiatrice culturelle de l’art à Aix-Marseille Université.

Balade sur la destruction de la rive nord du Vieux-Port en 1943, dynamitée par l’armée allemande, et raflée par la police de Vichy auparavant.

En hiver 1943, « L’opération Sultan » va traumatiser la ville de Marseille : Ainsi, elle bouleversera la vie de plus de 30 000 habitants par ses rafles, l’évacuation au débotté/en sursaut des quartiers de la rive nord du Vieux Port et leur dynamitage. Au bout de deux semaines, ils finiront par être réduits en cendre et grava.

En cheminant au fil des lieux témoignant du dynamitage, nous discuterons de la vie et des populations des quartiers détruits, des motifs de cette « opération sultan » tout en faisant un lien avec des projets d’urbanisme d’antan et d’aujourd’hui. Pendant cette balade, nous aurons l’occasion d’échanger également concernant votre lien avec le quartier ou avec son passé si vous le souhaitez. Des photos et récits en font partie et sont aussi les bienvenus !

Gratuit. Sur réservation, par mail jusqu’au vendredi précédent la balade à 16h : musee-histoire@marseille.fr. Les inscriptions ouvrent 10 jours avant la date de chaque balade.

  • Balade patrimoniale : Marseille dans la Guerre, indésirables et résistant.e.s

Samedi 21 mai 2022, samedi 18 juin 2022 et samedi 23 juillet 2022 à 9h30

Par l’association Ancrages

Dans le cadre de la valorisation du Mémorial des déportations, l’association Ancrages propose une balade autour de l’Histoire des « Vieux quartiers », des politiques de persécution et des formes de résistance à Marseille, durant la Seconde Guerre mondiale.

Puisant ses sources dans les recherches historiques, les archives de presse et les traces urbaines, le parcours revient sur les conditions de vie sous l’Occupation, les pratiques discriminatoires progressivement imposées aux juifs, aux résistants et aux victimes d’évacuation et de déportation. Le périmètre dit des « Vieux quartiers » comprend la rive nord du Vieux-Port, les quartiers Saint Jean et Saint Laurent, jusqu’à la montée des Accoules.  Surnommé  "la verrue de l'Europe" par les nazis, il partage la mauvaise réputation du quartier réservé et est suspecté de protéger toute une série de populations résistantes à l’Occupation. Du 22 au 24 janvier 1943, la police française et les soldats allemands y raflent 20 000 personnes et procèdent ensuite au dynamitage des 14 hectares de ce quartier populaire.

La balade revient également sur les figures multiples de résistance jusqu’au débarquement de Provence et à la Libération en 1944. Les différentes étapes proposent la valorisation de  portraits emblématiques notamment celles des Francs-tireurs et partisans français ou étrangers (FTPF ou FTP-MOI) issus du PCF clandestin, de déportés ou d’évacués… Une occasion inédite de revenir sur les figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération, notamment le rôle des femmes, des étrangers ou celles des indigènes engagés sous les drapeaux de l’Empire colonial français.

Cette balade qui démarre au pied de la gare Saint-Charles, se poursuit sur la Canebière, fait étape à la Marseillaise, longe le Vieux-Port pour se terminer au pied du Mémorial des Déportations, donnant ainsi la possibilité aux participants d’approfondir les contenus par la visite du lieu et de l'exposition « Résistants, une génération oubliée ». 

Gratuit. Sur réservation : www.ancrages.org

  • Le Vieux-Port, des humains et des lieux, destructions et reconstructions, 1943-1958

Jeudi 16 juin et samedi 2 juillet à 9h45

Par Bénédicte Sire, comédienne et réalisatrice, association Image, Son et Compagnie

En 1943 a eu lieu l’évacuation et la destruction de toute une partie du quartier du Vieux-Port à Marseille par l’armée allemande avec l’aide de la collaboration française. Ce quartier dynamité a été reconstruit après guerre. Cette balade va évoquer cette destruction et disparition de ceux qui sont partis dans les camps et le retour de ceux qui ont été dédommagés par un nouveau lieu de vie, un nouveau foyer en remplacement de celui qui a été détruit.

Cet effacement, l’histoire de ce dynamitage est restée longtemps méconnue ou inconnue, du grand public. Elle s’est imposée petit à petit ces dernières années dans l’histoire marseillaise.

Les derniers témoins de cette époque ont leur histoire à transmettre. Le bouleversement et la reconstruction après-guerre de ce quartier et aussi le fait revivre sur des décombres implique une histoire souterraine. Il s’agit de désespoirs et d’espoirs. Comment se reconstruire après un tel traumatisme ? Le quartier sera pris comme un corps humain qui vit bouge, avec les récits de ceux qui ont pu témoigner sur leur réappropriation du quartier. Le trajet de la balade créée par Bénédicte Sire, baladrice, se situera dans le quartier du Panier, surtout sur la partie basse reconstruite entre le Vieux port et la rue Caisserie jusqu’à l’église Saint Laurent via le square Protis. Le départ n’est pas encore fixé, il débutera, selon le trajet une fois créé, soit du coté de Saint Laurent ou soit du coté du musée d’histoire.

Gratuit. Sur réservation (deux semaines avant chaque date)  : baladesurbaines.fr

 

Du samedi 26 mars au samedi 23 juillet 2022

Le Mémorial des déportations, rattaché au musée d’Histoire de Marseille, installé dans un blockhaus construit par l'armée allemande en 1943, s’attache à transmettre l’histoire et la mémoire des hommes, femmes et enfants arrêtés puis déportés parce que nés Juifs ou réprimés en tant que politiques, résistants, otages ou « suspects ».

En 1940, Marseille est encore un port ouvert sur le monde, une porte vers la liberté pour certains, vers la reprise du combat pour d’autres. Dès 1942, lors de son occupation, Marseille bascule. En 1943, qualifiée de "chancre de l’Europe" par le régime nazi, elle cristallise la haine de l'étranger et de l’indésirable. Les événements tragiques de janvier 1943 menés par les Nazis avec la collaboration du régime de Vichy sont  longuement évoqués au travers de films, de témoignages des victimes: rafles des familles juives, évacuation et destruction des "vieux quartiers" et déportations.

Depuis le 9 décembre 2021 « Résistants une génération oubliée » aborde la Résistance à l’occupation et dans les camps de concentration au travers d’une exposition de huit portraits de résistants déportés et une nouvelle création audiovisuelle artistique immersive.

Une série de balades de mars à juillet propose de revenir sur cet évènement tragique de janvier 1943 qui a laissé des blessures encore vivaces dans la population marseillaise. Certains parcours seront aussi l’occasion de revenir sur des figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération.

 

  • Résistants, une génération oubliée

Samedis 26 mars, 23 avril, 28 mai et 25 juin à 16h

Par Laure Humbel, guide conférencière au musée d'Histoire de Marseille.
Les attentats de la Résistance au début de l’occupation allemande servirent de prétexte à la destruction des quartiers du Vieux-Port en janvier-février 1943. L’une des motivations de cette décision fut la volonté d’éradiquer toute forme de résistance à Marseille. Sur les traces de cette histoire, une balade urbaine du musée d’Histoire au Mémorial des Déportations se poursuivra par la découverte de l’exposition « Résistants, une génération oubliée » et de la création immersive « Résister ».

Gratuit sur réservation jusqu’au vendredi précédant la balade à 16h : musee-histoire@marseille.fr . Les réservations ouvrent 15 jours avant la date de chaque balade.

  • Tabula Rasa  : Balade sur la destruction de la rive nord du Vieux-Port en 1943

 Dimanche 3 Avril et jeudi 5 Mai à 16h

Par Natalie Meissner, médiatrice culturelle de l’art à Aix-Marseille Université.

Balade sur la destruction de la rive nord du Vieux-Port en 1943, dynamitée par l’armée allemande, et raflée par la police de Vichy auparavant.

En hiver 1943, « L’opération Sultan » va traumatiser la ville de Marseille : Ainsi, elle bouleversera la vie de plus de 30 000 habitants par ses rafles, l’évacuation au débotté/en sursaut des quartiers de la rive nord du Vieux Port et leur dynamitage. Au bout de deux semaines, ils finiront par être réduits en cendre et grava.

En cheminant au fil des lieux témoignant du dynamitage, nous discuterons de la vie et des populations des quartiers détruits, des motifs de cette « opération sultan » tout en faisant un lien avec des projets d’urbanisme d’antan et d’aujourd’hui. Pendant cette balade, nous aurons l’occasion d’échanger également concernant votre lien avec le quartier ou avec son passé si vous le souhaitez. Des photos et récits en font partie et sont aussi les bienvenus !

Gratuit. Sur réservation, par mail jusqu’au vendredi précédent la balade à 16h : musee-histoire@marseille.fr. Les inscriptions ouvrent 10 jours avant la date de chaque balade.

  • Balade patrimoniale : Marseille dans la Guerre, indésirables et résistant.e.s

Samedi 21 mai 2022, samedi 18 juin 2022 et samedi 23 juillet 2022 à 9h30

Par l’association Ancrages

Dans le cadre de la valorisation du Mémorial des déportations, l’association Ancrages propose une balade autour de l’Histoire des « Vieux quartiers », des politiques de persécution et des formes de résistance à Marseille, durant la Seconde Guerre mondiale.

Puisant ses sources dans les recherches historiques, les archives de presse et les traces urbaines, le parcours revient sur les conditions de vie sous l’Occupation, les pratiques discriminatoires progressivement imposées aux juifs, aux résistants et aux victimes d’évacuation et de déportation. Le périmètre dit des « Vieux quartiers » comprend la rive nord du Vieux-Port, les quartiers Saint Jean et Saint Laurent, jusqu’à la montée des Accoules.  Surnommé  "la verrue de l'Europe" par les nazis, il partage la mauvaise réputation du quartier réservé et est suspecté de protéger toute une série de populations résistantes à l’Occupation. Du 22 au 24 janvier 1943, la police française et les soldats allemands y raflent 20 000 personnes et procèdent ensuite au dynamitage des 14 hectares de ce quartier populaire.

La balade revient également sur les figures multiples de résistance jusqu’au débarquement de Provence et à la Libération en 1944. Les différentes étapes proposent la valorisation de  portraits emblématiques notamment celles des Francs-tireurs et partisans français ou étrangers (FTPF ou FTP-MOI) issus du PCF clandestin, de déportés ou d’évacués… Une occasion inédite de revenir sur les figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération, notamment le rôle des femmes, des étrangers ou celles des indigènes engagés sous les drapeaux de l’Empire colonial français.

Cette balade qui démarre au pied de la gare Saint-Charles, se poursuit sur la Canebière, fait étape à la Marseillaise, longe le Vieux-Port pour se terminer au pied du Mémorial des Déportations, donnant ainsi la possibilité aux participants d’approfondir les contenus par la visite du lieu et de l'exposition « Résistants, une génération oubliée ». 

Gratuit. Sur réservation : www.ancrages.org

  • Le Vieux-Port, des humains et des lieux, destructions et reconstructions, 1943-1958

Jeudi 16 juin et samedi 2 juillet à 9h45

Par Bénédicte Sire, comédienne et réalisatrice, association Image, Son et Compagnie

En 1943 a eu lieu l’évacuation et la destruction de toute une partie du quartier du Vieux-Port à Marseille par l’armée allemande avec l’aide de la collaboration française. Ce quartier dynamité a été reconstruit après guerre. Cette balade va évoquer cette destruction et disparition de ceux qui sont partis dans les camps et le retour de ceux qui ont été dédommagés par un nouveau lieu de vie, un nouveau foyer en remplacement de celui qui a été détruit.

Cet effacement, l’histoire de ce dynamitage est restée longtemps méconnue ou inconnue, du grand public. Elle s’est imposée petit à petit ces dernières années dans l’histoire marseillaise.

Les derniers témoins de cette époque ont leur histoire à transmettre. Le bouleversement et la reconstruction après-guerre de ce quartier et aussi le fait revivre sur des décombres implique une histoire souterraine. Il s’agit de désespoirs et d’espoirs. Comment se reconstruire après un tel traumatisme ? Le quartier sera pris comme un corps humain qui vit bouge, avec les récits de ceux qui ont pu témoigner sur leur réappropriation du quartier. Le trajet de la balade créée par Bénédicte Sire, baladrice, se situera dans le quartier du Panier, surtout sur la partie basse reconstruite entre le Vieux port et la rue Caisserie jusqu’à l’église Saint Laurent via le square Protis. Le départ n’est pas encore fixé, il débutera, selon le trajet une fois créé, soit du coté de Saint Laurent ou soit du coté du musée d’histoire.

Gratuit. Sur réservation (deux semaines avant chaque date)  : baladesurbaines.fr

 

A partir du samedi 26 mars

Par Nathalie Cazals, anthropologue.

La trilogie bleu, blanc, rouge déclinée en 3 parcours pour regarder la ville par le prisme de la symbolique des couleurs, des faits historiques, des objets et des lieux rattachés à chacune d’elles et ainsi naviguer de manière créative et ludique à travers les siècles. Suivis de 2 autres balades « blanc, blanc, rouge et les autres » pour ceux qui aiment sortir des cadres et prendre des chemins de traverses aux couleurs débordantes de diversité ; pour aussi inclure les sources multiples qui composent notre patrimoine historique.

Bleu : samedi 26 mars 14H-16H30

Il flotte sur Marseille. La ville le respire, le hisse jusqu’à son blason. Les symboles ne manquent pas ici, depuis son stade jusqu’à la mer. Le bleu revêt bien des uniformes, du bleu de travail au port et dans les usines aux uniformes patriotiques durant les périodes de conflits, il est une couleur masculine, celle de l’honneur et tout à la fois symbole de résistances. Un itinéraire d’un Mémorial à l’autre sur les traces des fédérés et résistants. Des symboles, des lieux, des faits historiques abordés au regard de la Fraternité.

Blanc : samedi 9 avril 14H-16H30

Lumineux et écrasé sur les rochers, calcaires, crépis et teintes de la ville baignés par le soleil, il court sur les cols blancs, hermines, fleurs de lys, aubes et robes. Symbole de la monarchie, de la Chrétienté, il emprunte un parcours entre Notre Dame de la Garde et le palais du Pharo pour suivre ces traces au regard de la si délicate et difficile égalité.

Rouge : samedi 7 mai 14H-16H30

Révolutionnaire, révolté, rocailleux, un itinéraire sous les drapeaux rouges sur les traces des luttes d’hier et d’aujourd’hui pour construire une ville au son de la liberté. Partir à la rencontre de ces symboles, faits historiques, objets et lieux emblématiques d’une Marseille en ébullition, d’une Marseillaise républicaine, Noire pour Louise Michel, où cocardes, bonnets phrygiens, feux flamboyant éclairent les manifestations où s’expriment les colères rouges.

Bleu, blanc, rouge et les autres : samedi 4 juin 9H30-12H00 et mercredi 29 juin 14h-17H00

Les points forts de la trilogie seront repris par la découverte de lieux, de rencontres, de symboles au cours d’un itinéraire empruntant des chemins de traverses débordant de couleurs, pour un éloge de la diversité. La Marseillaise est un hymne détourné et un symbole chahuté. Les couleurs de la Kaïna, du reggae, de la Pride ou du Carnaval sont des formes de détournements pour regarder autrement nos genres de patrimoines et partager nos histoires.

Nathalie Cazals est guidée par sa curiosité et l’envie de comprendre comment les choses fonctionnent autour de nous. Toujours à la recherche de sens lorsqu’elle s’investit dans une aventure. Une (en)quête sur les identités culturelles pour son doctorat et la voilà archéologue pendant plus de 15 ans. Ainsi, des mains dans la terre à un regard systémique de la culture, elle développe une ample palette de connaissances et valorise le patrimoine sous des formes multiples.Elle accompagne les collectivités et le secteur associatif à la mise en place de projets culturels dont les valeurs sont issues de l’éducation populaire et par l’application des Droits Culturels, en créant des synergies entre les acteurs du tourisme, de la culture et du social. Auteure de récits, Nathalie Cazals partage ses enquêtes sur Marseille, avec la minutie et l’analyse scientifiques et un zeste de restitutions artistiques au cours de balades urbaines. Plus d'informations sur www.nexperiences.com

Dans le cadre de l'exposition La Marseillaise présentée au musée d'histoire de Marseille du 18 mars au 3 juillet

Gratuit. Sur réservation, par mail jusqu’au vendredi précédent la balade à 16h (et jusqu'au mardi 28 juin à 16h pour la balade du 29 juin) : musee-histoire@marseille.fr
Prévoir de l'eau et des chaussures adaptés.

 

Crédit photo : Couleurs Marseille, étude n°20200513 (2020), série Un drapeau pour Marseille © Mirages Rivages 

A partir du samedi 26 mars

Par Nathalie Cazals, anthropologue.

La trilogie bleu, blanc, rouge déclinée en 3 parcours pour regarder la ville par le prisme de la symbolique des couleurs, des faits historiques, des objets et des lieux rattachés à chacune d’elles et ainsi naviguer de manière créative et ludique à travers les siècles. Suivis de 2 autres balades « blanc, blanc, rouge et les autres » pour ceux qui aiment sortir des cadres et prendre des chemins de traverses aux couleurs débordantes de diversité ; pour aussi inclure les sources multiples qui composent notre patrimoine historique.

Bleu : samedi 26 mars 14H-16H30

Il flotte sur Marseille. La ville le respire, le hisse jusqu’à son blason. Les symboles ne manquent pas ici, depuis son stade jusqu’à la mer. Le bleu revêt bien des uniformes, du bleu de travail au port et dans les usines aux uniformes patriotiques durant les périodes de conflits, il est une couleur masculine, celle de l’honneur et tout à la fois symbole de résistances. Un itinéraire d’un Mémorial à l’autre sur les traces des fédérés et résistants. Des symboles, des lieux, des faits historiques abordés au regard de la Fraternité.

Blanc : samedi 9 avril 14H-16H30

Lumineux et écrasé sur les rochers, calcaires, crépis et teintes de la ville baignés par le soleil, il court sur les cols blancs, hermines, fleurs de lys, aubes et robes. Symbole de la monarchie, de la Chrétienté, il emprunte un parcours entre Notre Dame de la Garde et le palais du Pharo pour suivre ces traces au regard de la si délicate et difficile égalité.

Rouge : samedi 7 mai 14H-16H30

Révolutionnaire, révolté, rocailleux, un itinéraire sous les drapeaux rouges sur les traces des luttes d’hier et d’aujourd’hui pour construire une ville au son de la liberté. Partir à la rencontre de ces symboles, faits historiques, objets et lieux emblématiques d’une Marseille en ébullition, d’une Marseillaise républicaine, Noire pour Louise Michel, où cocardes, bonnets phrygiens, feux flamboyant éclairent les manifestations où s’expriment les colères rouges.

Bleu, blanc, rouge et les autres : samedi 4 juin 9H30-12H00 et mercredi 29 juin 14h-17H00

Les points forts de la trilogie seront repris par la découverte de lieux, de rencontres, de symboles au cours d’un itinéraire empruntant des chemins de traverses débordant de couleurs, pour un éloge de la diversité. La Marseillaise est un hymne détourné et un symbole chahuté. Les couleurs de la Kaïna, du reggae, de la Pride ou du Carnaval sont des formes de détournements pour regarder autrement nos genres de patrimoines et partager nos histoires.

Nathalie Cazals est guidée par sa curiosité et l’envie de comprendre comment les choses fonctionnent autour de nous. Toujours à la recherche de sens lorsqu’elle s’investit dans une aventure. Une (en)quête sur les identités culturelles pour son doctorat et la voilà archéologue pendant plus de 15 ans. Ainsi, des mains dans la terre à un regard systémique de la culture, elle développe une ample palette de connaissances et valorise le patrimoine sous des formes multiples.Elle accompagne les collectivités et le secteur associatif à la mise en place de projets culturels dont les valeurs sont issues de l’éducation populaire et par l’application des Droits Culturels, en créant des synergies entre les acteurs du tourisme, de la culture et du social. Auteure de récits, Nathalie Cazals partage ses enquêtes sur Marseille, avec la minutie et l’analyse scientifiques et un zeste de restitutions artistiques au cours de balades urbaines. Plus d'informations sur www.nexperiences.com

Dans le cadre de l'exposition La Marseillaise présentée au musée d'histoire de Marseille du 18 mars au 3 juillet

Gratuit. Sur réservation, par mail jusqu’au vendredi précédent la balade à 16h (et jusqu'au mardi 28 juin à 16h pour la balade du 29 juin) : musee-histoire@marseille.fr
Prévoir de l'eau et des chaussures adaptés.

 

Crédit photo : Couleurs Marseille, étude n°20200513 (2020), série Un drapeau pour Marseille © Mirages Rivages 

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